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Nouvelles
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Écrit par Stéphane Côté
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Jeudi, 04 Février 2010 22:07 |
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Québec, le 2 février 2010 Course de l'Île–aux-Coudes, Ma première course comme barreur. La fin de semaine a commencé par une course en camion assez mouvementée avec la remorque du canot accrochée à celui-ci. Pressés d'aller prendre le traversier de 20h30 pour l'île, le trajet s’est détériorée une fois dépassé Baie-Saint-Paul. Soudainement une micro tempête assez violente s'est levée. Wow!! La visibilité était nulle par endroit mais pour rien au monde je ne voulais manquer le traversier. J'ai donc été un peu téméraire, assez pour nous donner des drôles de frisson à Chrissy et à moi. Ce fut notre première dose d'adrénaline. Par la suite, la traversée s'est très bien déroulée, mais l’accotement à l'île a été plus ardu. Le vent avait poussé les glaces devant le quai rendant assez difficile la manœuvre d'accotement du traversier. Toute l’équipe était sur le pont à examiner les glaces et leurs mouvements; à vrai dire, elles ne bougeaient pas beaucoup. C'est à partir de ce moment que nous avons commencé à élaborer notre stratégie de course. Plusieurs théories et hypothèses ont été soulevées et la discussion s’est poursuivie jusqu'au coucher. Après un copieux déjeuner servi par la propriétaire de l'auberge, on se rend au site de la course pour la pesée du canot et la vérification du matériel de sécurité. De là, nous regardons le fleuve et en venons à une entente sur la stratégie que nous allons entreprendre pour la course. Je pars pour la réunion de capitaine avant la course. Je me fais dicter les règles et mesures de sécurité qui sont en place pour cette course. Un officiel annonce que c'est une très grosse marée et de faire attention puisque les courants seront forts. Je porte plus ou moins attention à cette remarque, tout comme les autres capitaines présents. Je retourne au camion pour finir de me préparer et attendre le retour de mes coéquipier(e)s. Je regarde le fleuve en attendant et je constate que les glaces voyagent de l'autre sens et se déplacent assez rapidement. Notre stratégie initiale est à l’eau. Le reste de l'équipe me rejoint et constate la même chose que moi. On est à 10 minutes du départ et on recommence à discuter de stratégie. Nous allons prendre notre place pour le départ et nous jasons toujours. Le départ se donne et on ne s’est pas encore entendus pour le plan de match. La décision s’est prise en arrivant sur le coin du quai en voyant les glaces passées devant nous comme si elles étaient sur une rivière et les canots qui sont sur les glaces se font déporter à une vitesse d'environ 10 km/h Notre stratégie : rester à l'eau le plus possible et ne pas monter sur les glaces.
Notre arrivée sur le fleuve est périlleuse. Sans le vouloir nous montons sur une glace par le fait même on se fait abordé à trois reprises. La tension dans l'équipe est au maximum. Mais par magie un travail d'équipe vient transformer la situation chaotique du début de course un peu plus acceptable. Tout rendre dans l'ordre et la stratégie est suivie. Le courant est d'une vitesse semblable à une rivière. À des endroits dans le centre nous faisons du sur place. La cadence est donnée à un rythme pour ne pas dépenser toute notre énergie. J'essaie de longer la cote pour sortir du courant, mais à plusieurs reprises je reviens dans le centre pour contourner des amas de glace qui se déplacent très rapidement. Nous ne pourrons pas faire le retour car nous avons écoulé tout le temps pour l'allée.
J'en conclus que nous avons fait une très belle course. et j’en suis content. Même si nous n'avons pas fais le retour, je considère que nous avons bien performé et suivi notre plan de match. Le fait d’avoir suivi notre stratégie préalablement établie fait de nous une bonne équipe qui a du potentiel. Je sais aussi que nous allons en surprendre plusieurs dans les prochaines courses.
Bertin Gauthier
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Mis à jour Mercredi, 10 Mars 2010 20:57 |